Pond Inlet, Nunavut

Un leadership amplifié pour l'étude de la qualité de l'eau

Tim Anaviapik Soucie est le fondateur et le responsable du projet de surveillance de la qualité de l'eau de Pond Inlet qui est en cours depuis 2014.

 

«J'ai lancé ce projet sous l'impulsion des membres de la communauté et des aînés, et pour répondre aux nombreuses protestations des résidents sur facebook, qui se plaignaient de maladies d'estomac. Notre communauté n'avait pas d'équipement, pas de capacité à l'époque pour faire des recherches sur l'eau.»

L'objectif principal de ce projet est de développer la capacité de recherche et de surveillance de la qualité de l'eau dans la communauté et de repérer de nouvelles sources d'eau potentielles. Le projet de surveillance de la qualité de l'eau de Pond Inlet informe les prises de décision locales et régionales sur la protection de l'eau et la planification.

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Résultats du programme pour un rôle directeur dans la recherche

sur la qualité de l'eau

En résultats le programme ;

  • Contribue au renforcement du contrôle des Inuits sur leur éducation

  • Contribue à la revitalisation de la culture et de la langue

  • Contribue au bien-être de la communauté

  • Aide au mélange de l'indigène et de l'occidental

  • Soutient mutuellement les aînés, les adultes et les jeunes ; reconstruit les relations perdues qui permettent d'apprendre les uns des autres

  • Renforce des capacités par le biais de partenariats (locaux et internationaux)

  • Démontre la nécessité de consolider des programmes comme celui-ci, qui fonctionnent, pour créer des réseaux et partager les ressources

Les enjeux

  • La stabilité du programme, liée en partie au financement (il devrait y avoir un financement tout au long de l'année, un poste à plein temps de chef de projet, car le financement était toujours de courte durée et axé sur les projets)

  • L'infrastructure (espace de laboratoire)

  • La capacité locale et le leadership pour assurer la survie du programme

  • Le développement des infrastructures et des filières éducatives (de ce programme aux programmes d'éducation des adultes et aux emplois dans le domaine de la surveillance de l'environnement)

 

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Jrene Rahm, 2020

Launch of Movie Makkuktut in Arviat, 2016

Through a collaboration between Arviat Film Society and ARCTIConnexion, two youth from Arviat, Jamie Okatsiak & Samuel Kunuk Kanatuak Pauppa pursued a two-week internship with a professional movie production team in Québec City and members of ARCTIConnexion and Gordon Billard from Arviat Film Society. 

 

Together, they developed a short documentary on a topic of their own choice. That documentary was then shared with the community during a visit in Arviat by Jrene Rahm, Vincent L’Hérault & Marie-Hélène Truchon, as part of this project.

 

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    L'idée de base du projet et du programme

 

« Nous voulions développer un projet qui nous donnerait l'occasion de mener des recherches sérieuses et de répondre aux préoccupations de notre communauté de manière à renforcer nos compétences et nos connaissances au profit de la communauté. Nous avons découvert que la meilleure façon d'atteindre ces objectifs était de mener nous-mêmes la recherche.»[T. Anaviapik-Soucie, Director du programme]

La fierté d'être une équipe entièrement inuite

«Nous sommes fiers d'avoir une équipe entièrement inuite, qui n'est pas dirigée par des intérêts extérieurs, c'est un projet communautaire, avec des préoccupations communautaires, et il est dirigé par des Inuits.» [T. Anaviapik-Soucie, Directeur du programme]

 

«Ils sont fiers d'avoir un leader inuit, et ils l'ont dit et répété à maintes reprises, ça leur donne du pouvoir, ils pourront peut-être faire leurs propres projets un jour.» [T. Anaviapik-Soucie, Directeur du programme]

 

«Les Inuits avancent, ils évoluent, en quelque sorte, cela fait partie du processus de décolonisation. Et c'est génial d'en faire partie.»[T. Anaviapik-Soucie, Directeur du programme]

Les Inuits comme chefs de file

 

«C'était une équipe entièrement inuite, ou alors c'était principalement des Inuits qui la dirigeaient, donc ça a donné comme un avantage direct aux Inuits tout de suite. Elle a apporté un bénéfice direct aux gens et aux familles, comme cette famille de la communauté, donc la communauté en profite. C'est vraiment génial de voir la communauté bénéficier de projets, surtout de projets aussi utiles que celui-ci.»

[T. Arreak, Co-directeur du programme]

Le programme répond aux besoins des communautés

«Eh bien, c'est ce que veut la communauté, cela a un impact direct tout de suite et si on veut des informations, on leur donne des informations très rapidement, au lieu d'envoyer un rapport au village comme certains projets qui étaient comme ça... et puis, parfois, on ne leur donne pas d'informations en retour. Mais avec le programme en place dans la communauté, nous pouvons leur donner des informations immédiatement.» [T. Arreak, Co-directeur du programme]

Se rendre sur le terrain

«Il y a quelque chose là-bas, dans la nature, que je suis toujours désireux d'apprendre. Être là-bas, c'est en quelque sorte se vider l'esprit, ne pas trop penser de manière négative, plutôt de manière positive. Et j'envie toujours les gens qui vont sur le terrain pour travailler.» [T. Arreak, Co-directeur du programme]

«Il est très important d'être sur le terrain. Pour faire venir à la fois les jeunes et les aînés, donc combiner trois générations différentes, les jeunes, les aînés et le milieu, c'est-à-dire Tim et moi, afin de pouvoir enseigner aux deux parties, l'enseignement est alors une chose à double sens.»

[T. Arreak, Co-directeur du programme]

 

«Cela m'a vraiment ouvert les yeux sur l'environnement et sur la nécessité de s'en préoccuper davantage, alors ça a été une ouverture d'esprit, un été très étonnant pour moi.». [M. jeune, 2015]

 

«Mon moment préféré a été d'aller sur l'iceberg l'année dernière et d'aller chercher l'eau, ou même à la rivière, et d'apprendre comment utiliser l'équipement, de connaître la vitesse d'une rivière, le froid, la température et où trouver les invertébrés.»

[E. jeune, 2015]

Se retrouver parmi les aînés, apprendre les uns des autres

«J'aime bien parler aux aînés, écouter leurs histoires, et obtenir des réponses. J'aime beaucoup parler aux aînés, la plupart du temps parce qu'ils savent tout, et j'aime beaucoup parler en inuktitut, parce que je suis Inuk et que c'est ma langue.» [E. jeune, 2015]

 

«Les aînés m'ont dit qu'ils étaient fiers, ils m'ont dit de garder la tête haute et de ne pas tenir compte de ceux qui me rabaissent de cette façon... J'ai commencé à leur faire du thé, j'ai aidé à monter leur tente et je transporte beaucoup de choses pour eux... Je me suis senti utile de pouvoir apprendre à quelqu'un (l'aîné) qui a toute une vie d'expérience à apprendre quelque chose de nouveau dans sa vie.» [P. jeune, 2015]